vendredi, 29 septembre 2006

"THE" cadeau

Les deux jours suivants se succédèrent de vas et viens de chez lui à chez moi. Lorsque Voisin partait travailler, Mademoiselle et moi traversions la rue afin de nous ressourcer [le mot n’est pas trop fort] dans notre logis et ce, même s’il était dans un état de destruction avancé [mais il y avait une cause louable à ce chantier, je vous le rappel : mes proprios y effectuaient des rénovations d’isolement]. Toutes les raisons étaient bonnes pour rentrer chez moi : prendre une douche, nourrir le poisson rouge, arroser les plantes, vérifier ma boîte aux lettres, compter les cannages de petits pois dans mon garde-manger, passer un coup de balai, examiner le bon fonctionnement de mes ampoules électriques et tutti frutti… Ayant une très [trop ?] grande imagination, dès qu’une idée me traversait la tête, je me faisais une fête de me retrouver à la maison ! Je ne rentrais chez Voisin que pour les repas [ne pouvant pas les faire chez moi] et pour dormir [l’état de ma chambre ne me le permettait pas encore], me gardant de lui révéler ce que ma fille et moi forniquions dans son dos en son absence. Il était tellement heureux de nous recevoir ! Quand j’y repense, j’ai une boule de remord qui veut surgir et, en même temps, je crois avoir bien agis : J’ai ainsi pu éviter des chicanes et moi, je ne m’en portai que plus heureuse.

Arrive finalement le soir tant attendu. Pour lui !

Le soir est déjà bien avancé et la nuit pointe le bout de son nez. Mademoiselle dort d’un paisible sommeil et moi, je sors de la salle d’eau où j’ai fait ma toilette du soir. Voisin et moi installés chacun sur un sofa au salon, nous regardions un film lorsque soudain, il se lève. Heureux comme un paon, il s’écrit du fond de la cuisine : « J’ai une surprise pour toi ! ». Ah, non ! me dis-je, craignant, par-dessus tout, l’inéluctable déclaration. Puis, je le vois foncer tout droit à la salle de bain, tenant un sac blanc sous l’aisselle [Hum…]. Il revint au salon et se lance dans un prélude interminable, me racontant, en résumé, que ça fait un moment qu’il a ce cadeau, qu’il attendait « le bon moment » pour me le donner et qu’il l’a déposé dans la salle de bain [heu !? Drôle d’endroit pour offrir un présent !]. J’hésite. J’ai peur. Je ne veux pas l’avoir. Je ne sais pas quoi faire. Help ! Il insiste en me disant à quel point ça lui fait plaisir, qu’il est si heureux de me l’offrir bref, en jouant sur mes cordes sensibles. Comment rester insensible devant tant d’arguments qui proviennent du cœur ? De plus, il m’affirme que ça ne m’engage à rien, que ce n’est que pour me remercier des services que je lui ai rendus et bla bla bla… D’un pas relativement discutable, je me dirige vers ledit endroit. J’entrouvre la porte prudemment et entre. Je le vois. Le temps s’arrête. Je suis abasourdie, figée, complètement sonnée. Sur le comptoir du lavabo, une minuscule quantité de tissus noir m'espère, l’air de me dire : « Bin alors, t’attends quoi ? ». Je soulève les morceaux un à un car il y en a trois. Petits et en dentelles. C’est un déshabillé ! Un « top » de type camisole, un string et… un porte-jarretelles ! Ma bouche fait des « ah ! » et des « ho ? » mais aucun son ne veut sortir. Je ne sais pas comment réagir et, au même moment, j’entends du salon : « Hé ! T’es-tu morte ? ». Je balbutie, comme pour moi-même : « Heu… non, non… mais presque ». À tout le moins, l’ensemble est de la bonne taille et il est de qualité ! Cliquez ici pour le voir.

Finalement, je sors de la pièce avec son legs entre les mains et m’assied près de lui. En me voyant, il me demande, d’un ton déçu mais le sourire aux lèvres : « Ah, tu l’as pas mis. Tu l’aimes pas ? » Le souffle cesse soudainement d’entrer dans mes poumons ! « Comment peux-tu croire que ça puisse me faire plaisir ? C’est pas un truc qu’on s’offre entre ami ! Pourquoi un déshabillé et pas un livre ou un ensemble salière/poivrière à la place ? ». Ce que j’obtiens comme réponse me place dans le même état que lorsque j’entré-je dans la pièce de « l’offrande ». Fièrement, il me relate alors, et de long en large avec moult détails, ce qui l’a amené à faire ce choix. : il en a parlé à sa sœur et à quelques conjointes de ses amis. Elles [ces femmes, toutes mariées ou très accotées] lui auraient toutes dit que c’est ce qu’elles aimeraient recevoir en cadeau. « Pour elles, c’est un cadeau rêvé », qu’il ajoute. De tout son mâle vêtu et persuadé du résultat positif que ça me procurerait, il s’est rendu dans une boutique spécialisée en cette matière [en sous-vêtements, et non en matière de relation homme/femme !] et m’a montré les gestes qu’il a faits avec ses mains pour démontrer à la vendeuse comment je suis faite, mes proportions autrement dit [comment il sait ça, lui ?]. Mes yeux doivent ressembler à des soucoupes puisqu’il renchérit :«T’en fais pas avec ça, tu le mettras quand tu te sentiras à l’aise. Au pire aller, tu le laisseras dans ton tiroir».

C’est ce que je fis.

Le samedi suivant, je ne crois pas avoir besoin de vous le dire, c’est avec joie et soulagement que j’entrai enfin chez moi, pour de bon !

mardi, 12 septembre 2006

État de découragement total...

J’en reviens à ma semaine du 17 août dernier. Le samedi, Mademoiselle, mon chat et moi sommes allées chez mon voisin [qui habite dans la même rue et qui reste seul avec son fils de 9 ans] qui nous hébergeât, le temps que mes propriétaires effectuent des travaux d’isolation au plafond de ma chambre. Il nous a reçu comme des reines mais, parce qu’il y a toujours un mais, son château n’était pas très reluisant… Je ne suis pas « Mme Blancheville » mais quand tout traîne et que la poussière lève quand on marche, on se dit qu’il y a un petit problème, non ? Jamais je n’aurais cru que quelqu’un puisse être aussi malpropre ! Bien sûr, je suis déjà allé chez Voisin auparavant, mais je restais à discuter avec lui à la cuisine ou sur son balcon.

medium_sept_06-Appartement_Voisin.2.jpgLorsqu’il parti travailler le lundi, j’ai entrepris sa salle de bain. Une journée ! Ça m’a pris une journée, de 13h à 20h, pour en venir à bout ! C’était vraiment… je vous laisse le choix du mot pour qualifier l’état de cette pièce. Des contenants de médicaments vides, des sacs [et des sacs] de papier de toilette abandonnées dans le fond d’une armoire, la poubelle qui débordait avec, au moins, 3cm de pourriture dans le fond, le rideau de douche, autrefois, l’ai-je constaté plus tard, de couleur crème qui était rendue jaune ocre, de la cendre de cigarette dans l’un des tiroirs, de la moisissure sur le lavabo et tout autour du bain, des toiles d’araignée au haut des murs, enfin bref, c’était… c’était… inqualifiable ! Un vrai désastre… Et même lorsque Voisin est rentré du travail, il n’est pas venu m’aider. Il « pensait » que je préférais rester seule. Pffft !!! La boucane me sortant déjà par les oreilles, je bouillais maintenant ! Au moins, m’a-t-il remercié plus tard prétextant que ça lui prenait une femme dans sa vie. Quoi ? Une femme dans sa vie ? Pour faire quoi, plus exactement, lui demandai-je. « Bin, j’suis un gars, j’me laisse traîner pis avec une femme, ça m’aiderait à m’organiser », qu’il me répond. « Aïe ! Si tu veux une femme avec toi, faut d’abord que tu lui laisses voir que t’es capable de prendre soin de toi tout seul et que ce sera pas à elle de le faire… Parti comme ça, tu vas rester seul longtemps. Et puis, mettre ça sur le fait que t'es un gars, c'est pas fort comme argument ! » que je lui réplique. Sur ce, il part en méditation et moi, me coucher.

Le lendemain, n’étant plus capable de manger sans avoir le cœur qui lève, je m’attaque à sa cuisine. Du moins, en partie. Je me dis que, puisqu'hier il ne m’a pas aidé, je vais faire le strict minimum. Croyez-moi ou non, j’en ai été quitte pour 4h ! Et elle est pourtant minuscule, sa cuisine ! Puis, je décidai de donner un coup dans le lavage de serviette, ayant mise la dernière dans la machine plus tôt dans la journée et ce, avant qu’il prenne lui-même sa douche. D’ailleurs, je me demande encore avec quoi il s’est essuyé et je persiste à croire qu’il a dû se servir du papier de toilette… Quand je suis arrivée à côté de la machine à laver, j’y ai vu un tas, [non, pas un tas… une montagne !], de vêtements. Presque aussi haut que le Kilimandjaro [j’exagère à peine]. Le découragement me gagne, mais je m’y mets quand même. Je trie les vêtements des serviettes et, plus j’avance dans la pile, plus j’ai peur. Finalement, ce que je craignais s’est avéré : des bibittes ! Coquerelles, araignées… Non, je n’aie pas fait ce que vous pensez. Je ne suis pas partie à courir en hurlant de tous mes poumons. J’ai plutôt fondue en larme… Découragée, la fille ! C’est Mademoiselle, qui m’a trouvée accroupie à côté de la sécheuse, qui m’a aidée à remettre tout le linge en place. Nous l’avons littéralement tiré à bout de bras. Je voulais rentrer chez moi !

Et voilà que je pressentais ne pas être au bout de mes peines… Et ce fût le cas ! À suivre…

samedi, 02 septembre 2006

Événements de la vie

Depuis deux semaines, une kyrielle d’événements m’ont empêchés de nourrir le blogue. J’ai envie de tout vous raconter en même temps, mais commençons par une chose à la fois.

Le 17 août dernier, ce qui devait arriver un jour ou l’autre arriva; Mademoiselle a piquée une bonne plonge à vélo. Toute une frousse ! Partie avec sa bicyclette chez son amie en début d’après-midi, elle revînt avec le père de cette dernière. En pleure, écorchée et tremblante comme une feuille, elle me raconte son accident [le même qu’une majorité d’autres enfants]. En descendant une côte, elle glissa sur du sable, perdit le contrôle de son véhicule, culbuta par-dessus celui-ci et atterrit, tête première et bras devant, dans la cour de la maison voisine. Je vérifiai ses bobos tout en lui demandant de se calmer et que l’on allait faire ce qu’il fallait. D’abord, la tête : rien, mis à part quelques éraflures au visage. Un frisson passa alors en moi; une chance qu’elle portait son casque ! Puis, ce qui me sauta aux yeux [et qui me provoqua quelques vacillations] : du sang. Un genou écorché à vif et saignant abondamment. Elle me dit alors : « C’est pas ça qui me fait mal, c’est mon bras, maman ! ». Son bras ? Je regardai et vit un avant-bras enflé, au bout duquel pendait une main. Une cassure, c’est certain ! Je donnai congé au père de son amie et appela ma mère au secours pour aller à l’hôpital. Je mis de la glace sur son poignet et nettoya son visage ainsi que son genou. medium_bras4.jpg

Pour ce qui est du reste, vous connaissez certainement la suite : attente interminable à l’urgence, tests, radiographie. Mademoiselle fît tout cela sans chichis, comme une grande. Elle dû cependant passer dans le bloc opératoire afin de l’anesthésier et lui replacer l’os cassé sans qu’elle souffre. Tout se passa bien et elle ressortit avec un plâtre. Deux heures plus tard, elle voulait jouer dehors !

Les enfants ont une de ces facultés physique qui m’impressionnera toujours !

[Merci maman]

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