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mercredi, 28 juin 2006
Éloges à la Pitourne
Ô Toi, Altesse de mes nuits, sorcière de mes rêves,
Souveraine de mes chimères, spleen de mes songeries.
Compagne des poètes, inspiration du peintre,
Alliée des fous, émule des vivants.
Toi qui aimes tant me baiser, me prendre.
Dans tes bras, je m’enfarge,
À ton rire, je me brouille,
Ton susurrement me grise.
Tu m’envahis, m’ennuies, m’étourdis.
Je te haïs, je te sacre, je te déteste, je te purge.
Élude-toi, récuse-toi, fou le camp,
Je te fais violence et m’en réjouis.
Car jamais nul autre sentiment,
Ne saurait me donner pleine jouissance,
Que de te voir mourir,
À l’aube du matin.
Ô Toi, céleste Pitourne sans pitié !
samedi, 24 juin 2006
Ô Québécois !
Je ne sais pas si vous pensez comme moi, mais la fête nationale me laisse complètement froide depuis quelques années. Que veut dire La St-Jean aujourd’hui ? C’est politique ou c’est populaire ? Je tergiverse et ne trouve aucune réponse, d’où mon détachement.
Politiquement, je me suis détachée de la Souveraineté depuis la défaite de 1995. Il va falloir que l’on n’économise aucun arguments pour que j’y crois encore donc, les discours nationalistes portant sur « le grand rêve » d’un peuple souverain me tapent royalement sur les nerfs. Sans parler de la « menace » de la perte de notre langue versus la langue anglaise. Come on, on est pas si tant pire que ça !
Du côté populaire, les subventions offertes par les deux paliers de gouvernement afin d’organiser cette fête dans toutes les villes et tous les villages de la province étant coupées [les spectacles et les activités sont d’une platitude…!], ce n'est guère plus qu’un clin d’œil, une brève marée, un souffle de vent [un pet, pour ne pas le dire] auquel nous avons droit pour notre fête nationale. Vous saviez que le thème choisi cette année par le Mouvement National des Québécoises et Québécois est Une fête à notre image, qui fait référence, apparemment, au cinéma d’ici ? Moi non plus !
Et pourtant, quand on regarde partout ailleurs, chaque pays a une fête qui lui est propre. Et eux, ils savent ce qu’ils fêtent ! Et comment fêter ! On a qu’à penser à nos voisins des États-Unis, le 4 juillet, ou à nos cousins français, 10 jours plus tard. Il y a aussi les espagnoles, les irlandais, les acadiens, etc. Tout ce beau monde se rassemble au même endroit, tout le monde sait « pourquoi » ils fêtent… Et nous ?
Quand ma princesse m’a demandé « C’est quoi la St-Jean-Baptiste, maman ? », j’étais bien embêtée. J’avais envie de lui dire que c’était une fête passagère et que demain, plus personne ne s’en souviendrait. Ou, encore, que c’était l’occasion de voir des [mini] spectacles, faire des jeux dans les parcs dehors [comme derrière chez nous] avec plein de monde que l’on ne connaît pas et manger [toujours avec ces mêmes inconnus] gratis et, en fin de soirée, regarder des gens vomir d'avoir trop « fêté ». Que d’occasions, non !? Eh bien, je lui ai simplement dit que c’était une occasion de se dire « Bonne fête Québec ! », de se souvenir du Québec passé et d’aspirer à un Québec meilleur...
lundi, 19 juin 2006
Fête des pères ?
C’était la fête des pères hier et je n’ai pas écrit de billet, d’abord parce que la température était suffocante [près de 40˚ c à l’ombre avec l’humidité] et puis, parce que je n’ai, pour ainsi dire, pratiquement pas connu le mien. Je sais qui il est, je sais où il est. Il ne demeure qu’à quelques kilomètres de chez moi et je suis toujours restée en contact avec la famille de son côté.
Après avoir divorcé d’avec ma mère, il a également divorcé de ses enfants. Il venait nous chercher sporadiquement… quand il y pensait. Car, combien de fois nous l’attendions, déjà tout habillés à sortir, devant la porte-patio, surveillant sa voiture qui dévalerait le long du chemin qui menait à notre maison. Nous avions chauds, nous pleurions, le réclamions. En vain.
Quelques années plus tard, ma mère s’est remariée et j’ai eu mon père de « remplacement », mais ce n’était pas ce que je voulais. Ce n’était pas moi qui l’avais choisi et je rejetais tout ce qu’il pouvait m’apporter. C’est mon père que je désirais et je ne comprenais pas pourquoi il nous avait laissé tomber. Puis, vint l’adolescence. Je me suis rebellée, révoltée envers tout et contre tous. Je le cherchais à travers les amis de gars que j’avais. Ils étaient tous très protecteurs avec moi et ce n’était que dans ces moments-là que je me sentais bien. À leur contact, je savais que je me devais de les dépasser, de leur montrer qui j’étais et faire mes preuves. N’est-ce pas ce que font les filles avec leur papa ? Bien sûr que je me suis cassée la gueule plus souvent qu’à mon tour mais j’ai appris. J’ai surtout appris à me connaître à travers le regard qu’ils me portaient et c’est de cette façon que je suis devenue femme. Mon ouverture sur le monde, ma confiance, mon regard sur les hommes, c’est à eux que je le dois.
Récemment, je l’ai revu. Je lui ai exprimé que je ne lui en voulais pas, que je ne lui en voulais plus. Par lui-même, il m’a dit regretter et désirait poursuivre sur la bonne voie, et non repartir à zéro comme si rien ne c’était passé. Un mélange d’étonnement et d’incrédulité se sont alors installés en moi. Rien ne m’avait préparée à une telle confession. Malheureusement, je suis encore dans ce mélange mais je suppose qu’avec le temps…
Hier, donc, c'était la fête des pères et je ne l’ai pas appelé. Comment souhaiter « bonne fête, papa » à un homme que l’on a, pour ainsi dire, pratiquement pas connu et qui n’a jamais donné de ses nouvelles ?
jeudi, 15 juin 2006
Une bonne idée, la retraite à 70 ans ?
En voyant cette caricature de YGRECK, je n'en suis pas certaine...
dimanche, 11 juin 2006
Les maux des mots
Quand je lis un livre, je tiens, près de moi, un calepin où j'y note les mots dont je ne connais pas le sens. Je trouve que c'est une bonne source d'apprentissage et ça me donne aussi l'impression de continuer ma lecture quand je vais voir dans le dictionnaire pour connaître la signification du mot. J'ai terminée un livre la semaine dernière et je vous fais part des mots qui me sont étrangers et que je n'ai pas encore vérifié :
- Il y avait un vieillard cacochyme qui se tenait là.
- Ce fût une vraie jactance.
- Il infestait l'air de ses imprécations.
- D'une humeur hardielle.
- Jamais il ne les croyait dangeureux à lubies.
- Pointe son nez estaflette.
- Sec comme de l'amadou.
- Un ton comminatoire.
- Un silence attentist.
- Des yeux extatiques.
- Avoir des désiderata dans la tête.
- Soudain, il émit un pet préprandial.
- Ce sont des séides.
- Plus qu'il ne pourrait être sagace.
- Un dégoût pudibond.
- Sous son autorité factif.
- Pousser des vivats.
- Une succulence labiale.
- Il entendait des ronflements glottaux.
- Exprimant la couardise.
- Tenir une guibolle.
- Regarder la prairie en adobe.
- Un climat délétère.
- Elle avait les yeux dessillés et une voix avinée.
- Cette chose ensuquée.
- Sur un ton bégueule.
- Voir fomenter.
- Des propos altiers.
Après avoir lu ça, vous devez vous demander quel sorte de livre je lis ! Je vous le donne en mille : C'est du Stephen King...
jeudi, 08 juin 2006
Je tue la Une !
4h30 du matin, je me lève. Mes voisins [les hippopotames] d'en haut font du bruit, comme d'habitude. Cette fois, je suis incapable de me rendormir. J'ouvre la télé et ce que j'y vois me réjouie et m'attriste : Abou Moussab al-Zarqaoui, le 2ième homme le plus recherché de la planète, vient d’être tué. Ça s'est passé lors d’une attaque aérienne américaine au nord de Bagdad. Son corps a été rapidement identifié formellement par ses empreintes digitales et une reconnaissance faciale. C'est ce que j'appelle « tuer la une » car nulle part ici la nouvelle est annoncée...
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On se rappelle qu'outre de nombreux enlèvements et la décapitation de plusieurs otages [filmés sur vidéo puis, diffusés sur le net], il a également encouragé divers bombardements suicides. Bien qu’étant dans la même veine qu’Usama Ben Laden, qui cherche à affaiblir l’Occident, la quête d’al-Zarqaoui était plutôt de troubler la monarchie en Irak afin d’instaurer un État islamique.
La tête de Zarqaoui valait 25 millions de dollars, soit la même somme réservée pour la tête de Ben Laden.
À l'heure où partout on ne cesse de parler des présumés terroristes arrêtés à Toronto, la nouvelle tombe plutôt [et étrangement] bien pour Stephen Harper qui cherche, par tous les moyens, tout comme son homologue Georges W. Bush, de justifier les dépenses consenties à l'armée. Mais quel aura été le prix à payer pour capturer Zarqaoui ? Combien de soldats morts, de civils innocents, d'humanitaires à l'oeuvre aura-t-on [et devrons-nous encore] sacrifier encore pour légitimer de telles chasse à l'homme et, au nom de quoi ?
La paix ?
La justice ?
La démocratie ?
L'égalité ?
Les droits de l'Homme ?
Faites-moi rire !
vendredi, 02 juin 2006
Tour des Survivants
Je regrette. Je me sens moche. Cheap. Indigne. Ma mère participe aujourd’hui au Tour des Survivants dans le cadre de l’activité bénéfice de la Société Canadienne du Cancer qui se déroule à l’UQAC. Elle m’a invitée à l’accompagner. Allumer des luminaires pour mes grands-parents, emportés par cette maladie. Et un pour ma mère qui l’a surmontée. J’y suis pas allé. Je ne pouvais pas. En fait, je n’étais pas capable. Et maintenant, je me sens coupable. D’autant plus que je n’ai pas été là lorsqu’elle a traversée cette épreuve. C’est-tu assez cheap ça ? Bien sûr, je pourrais m’accabler de toute sorte de raison, toutes aussi bonnes les unes que les autres. Mais ça ne me rentre pas dans la tête que « je ne pouvais pas ». Pour moi c’est le dicton : « Quand on veut, on peut ». Je ne pouvais pas mais, le voulais-je vraiment ?
En écrivant ces lignes, et avec le recul que ça me donne, je m’aperçois qu’à l’époque je n’étais pas assez consciente [ou mature ?] pour comprendre l’ampleur de la maladie. Ma mère, ma grand-mère ; toutes deux y ont passées à plus ou moins un an d’intervalle. Ça donne un choc et ça fait réfléchir. On ne peut pas refaire le passé… dommage, mais si ça devait arriver aujourd’hui, je serais collée sur elles comme une gomme à une chaussure et leur prodiguerais plus de soins que nécessaire.
Aujourd’hui, je ne pouvais pas y aller mais je vais tenir la promesse que j’ai faite hier à ma mère, soit être avec elle en pensée et avec le cœur et, pour elle ainsi que pour mes grands-parents, j’allume ces bougeoirs --->
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jeudi, 01 juin 2006
Histoires de cancer
Le cancer peut nous toucher à n’importe quel moment de notre vie, sans crier gare. Mon grand-père en a été atteint dans la fleur de l’âge, au début des années ’60. Une forme de cancer très rare. Ma mère me racontait récemment, quelle se souvenait de celui-ci se faisant « exposer », de son vivant, dans un auditorium rempli de médecins venants de partout [Montréal, Toronto, Boston…] qui tentaient de comprendre ce cancer si mystérieux. Cet homme courageux se tenait là, étendu sur ce qui ressemblait à un lit, sur la scène, ébloui par les projecteurs braqués sur lui, pendant que son docteur expliquait à ses confrères, assis dans l’immense salle, tel une pièce de Shakespeare, l’évolution du cancer de son patient et les différents traitements qu’il lui prodiguait afin de le guérir ou, du moins, de soulager sa souffrance. Puis, les praticiens se levaient, montaient sur scène et, à la queue leu-leu, s’approchaient de mon grand-père pour le toucher, l’ausculter, le palper, l’observer, le scruter de plus près. Tel une attraction de cirque.
Près de quarante ans plus tard, ce fût au tour de ma mère de se faire diagnostiquer un cancer. Le cancer du sein. Cette fois-ci, pas d’auditorium, pas de salle remplies de docteurs. Les traitements ont bien fonctionnés. C’est une survivante.
Et en 1994, ma grand-mère a été touchée par le cancer des poumons qui est devenu un cancer généralisé. Aucune chance pour elle de s’en sortir. Ce fût rapide. Fatal.
J’ai donc trois antécédents directs. C’est terrifiant. Mais si je vous raconte cette histoire, c’est parce qu’il y a de l’espoir et que demain, le 2 juin, se tient Relais pour la vie de la Société canadienne du cancer au Pavillon Sportif de l’UQAC. Douze heures durant, des gens de partout se réunissent afin de célébrer leur victoire sur le cancer et rendre hommage à ceux qui sont partis. En plus de cette marche, il y aura la Cérémonie des Luminaires et le Tour des Survivants. Cette activité de levées de fonds se déroule partout au Québec. Visitez le site du Relais pour la vie pour en savoir plus ou pour relever le défi et… soyez généreux, ça pourrait vous être rendu.
Saguenay : 02 juin Pavillon sportif de l’UQAC
Alma : 10 juin Plaines vertes
Jonquière : 12 juin École secondaire de Kénogami

![La Vie en Rose [La Môme]](http://chezmacopine.blogspirit.com/list/ma_copine_vous_invite_a_voir___/La_Vie_en_Rose-La_Môme.2.jpg)




